Peut-être ma plus belle victoire au rallye de la Plaine !

Posted on 30, Juil 2012

Peut-être ma plus belle victoire au rallye de la Plaine !

Nous sommes le 28 juillet et pourtant on se croirait encore le 14 au départ du Rallye de la Plaine. La météo a de nouveau décidé de faire des siennes et Daniel Forès ne sait pas trop quels pneus monter sur la 306 Maxi. Cette fois, il opte pour des pluies, l’inverse de la dernière fois. Quitte à faire marrer quelque journaliste rigolard, on s’est de nouveau fourvoyé. Il aurait fallu des mixtes. Car si la première spéciale est grasse et piégeuse, la deuxième est sèche.
Face à la nouvelle Subaru WRC de Brett Barbé, l’addition est lourde. Nous encaissons 28’’ dans la première spéciale. Pire, dans la suivante, Jonathan Fritsch nous devance de 5’’ et nous passe au classement. Il va être temps de réagir. D’autant que la météo s’améliore.
Daniel n’étant pas du genre à abdiquer, nous signons le meilleur temps du premier chrono de la deuxième boucle. Du coup, nous reprenons la deuxième place du classement à Jonathan Fritsch. Mais le meilleur est à venir.
En tout début de la quatrième spéciale Brett Barbé sort de la route et nous héritons d’un poste de leader, inespéré sur le papier. Jo est à 19’’5. C’est bien mais pas énorme car il reste encore 55 km de spéciales et rien ne dit que le temps va se maintenir.
Daniel ne lâche rien au contraire. Il signe le meilleur temps du cinquième chrono avec 14’’7 d’avance sur la Mitsubishi ce qui porte notre avance à 34’’2. Idem dans le suivant mais avec une marge de 6 dixièmes seulement.
Avant l’ultime boucle dans « les Grands Champs » nous avons une avance de 34’’8. Mais l’embrayage de la 306 est à bout de souffle. Le démarreur fait des siennes. Et surtout, les nuages s’amoncèlent et finissent par crever au dessus du dernier regroupement. Face aux quatre roues motrices de la Mitsubishi de Jonathan Fritsch, nous ne sommes pas à notre avantage sur les 22 kilomètres restants. La dernière spéciale est un peu dantesque avec ses coulées d’eau sur la route. Mais nous nous sortons de tous les pièges. Et nous apprenons l’abandon de Jonathan Fritsch.
La victoire est au bout. Une des plus belles pour moi qui ai débuté au Rallye de la Plaine en 2000 et suis licencié à l’ASA Mirecourt. En début de saison, je rêvais de gagner mon premier rallye national avec la chance que j’avais de naviguer Armando Pereira. Avec Daniel, nous venons d’en gagner deux consécutivement. La formule est idiote, mais je dirais que c’est ‘’que du bonheur’’.